mardi, 20 février 2007

Mixité sociale : un discours UMP très... amendé

par BLOGMESTRE

« Pour la deuxième fois en un an, la majorité parlementaire aimerait assouplir la loi "solidarité et renouvellement urbains" qui impose à environ 740 communes d'atteindre le quota de 20 % de logements sociaux sur leur territoire. [...] Si cette disposition était adoptée par les parlementaires, elle réduirait quasiment à néant les "avancées sociales" contenues dans le projet de loi, enchérit le délégué général de la Fondation Abbé-Pierre, Patrick Doutreligne. »

Voilà ce qu'indique un article du Monde que nous vous invitons à lire plus complètement !

Appel : «Pourquoi nous consentons à l'impôt»

par BLOGMESTRE

Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. [...] L’État doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne.

Ainsi commence le texte de l'appel Pourquoi nous consentons à l'impôt publié par la revue Alternatives économiques (Alter éco pour les habitués). Un appel que vous pouvez choisir de signer, vous aussi !

mercredi, 27 décembre 2006

Sangatte : DSK avait déjà témoigné.

par BLOGMESTRE

Incidents violents à Calais entre migrants en cette fin d'année. La fermeture du centre de Sangatte (proche de Calais) avait été annoncée à son de trompes par Nicolas Sarkozy. Elle n'a rien réglé.

De cela, des difficultés causées à ceux qui sont le plus fragilisés, Dominique Strauss-Kahn avait témoigné sur son blog, en juin 2006 déjà, à l'occasion d'une visite organisée sur l'initiative de militants locaux. C'est le «désordre injuste» qu'a produit la politique d'apparence sécuritaire du ministre de l'Intérieur.

Relisez ce qu'à écrit Dominique sur son blog, écoutez-le en suivant ce lien.

mardi, 12 décembre 2006

DSK : notre société est en péril

par BLOGMESTRE

Sur son blog, Dominique Strauss-Kahn a publié, ce 12 décembre, un texte intitulé Notre société est en péril. Comme il l'indique, le constat est malheureusement clair : après cinq années de gouvernements de droite qui n’ont pas su enrayer la machine à fabriquer des inégalités, notre société se fragmente sous nos yeux. Et nous pouvons reprendre sa conclusion : la lutte contre les inégalités est au cœur de  [notre] engagement politique. C’est le premier des combats pour les socialistes. C’est un défi pour la gauche.


Notre société est en péril

par Dominique Strauss-Kahn

La lutte contre les inégalités est constitutive de l’identité social-démocrate. Dès 2004, je soulignais dans un ouvrage publié à la Fondation Jean-Jaurès, Pour l’égalité réelle, l’accroissement rapide des inégalités dans notre pays et l’inefficacité de notre modèle à mettre un terme à ce que j’appelle les inégalités de destin. Dans 365 Jours, Journal contre le renoncement (2006), je rappelais la nécessité de combler les écarts de revenus grandissants entre les Français et l’urgence à remettre en marche l’ascenseur social. Tous les jours, à Val-de-France, la communauté d’agglomération que je préside et qui est la plus pauvre de France, la montée des inégalités est une réalité contre laquelle je me bats.

Quelques semaines avant la fin de l’année, différents éléments viennent corroborer ce constat.

Une récente étude de testing menée dans six villes du Val-de-Marne est parvenue à la conclusion qu’en moyenne 14% des médecins refusent de recevoir des patients parce qu’ils sont bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Ce chiffre grimpe jusqu’à 39% pour les dentistes. Ils refusent ainsi de se soumettre à une double obligation, à la fois déontologique et légale.

La Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) a statué : ce refus de soin est une discrimination. Elle en appelle aux instances disciplinaires de l’ordre des médecins pour faire respecter aussi bien le code de déontologie que la loi. C’est une urgence absolue : encore une fois, ce sont ceux qui en ont le plus besoin qui sont privés de soins.

Je tiens aussi à saluer ici le travail des Restos du Cœur : c’est le deuxième élément. Ils ont lancé lundi dernier leur 22e campagne. Ils sont devenus indispensables pour des centaines de milliers de démunis et de sans-abris, qu’ils aident à survivre pendant les mois d’hiver. Mais leur action ne doit pas conduire à nous voiler la face : ceux qui ont besoin des Restos du Cœur pour survivre sont chaque année plus nombreux. Ils ont ainsi augmenté de 6% entre 2004 et 2005.

Enfin, plus récemment encore, un sondage commandé par Emmaüs a révélé que 48% des Français pensent qu’ils pourraient devenir un jour SDF (62% des 35-49 ans et 74% des ouvriers !). C’est un chiffre lourd de sens. Il en dit long sur le fait que l’avenir, pour beaucoup de nos concitoyens, n’est plus rien d’autre qu’un facteur d’inquiétude.

J’ai voulu parler dans le même post du problème de l’accès aux soins des bénéficiaires de la CMU, des Restos du Cœur et de l’étude d’Emmaüs pour une raison simple. Ce sont trois facettes d’une même réalité : après cinq années de gouvernements de droite qui n’ont pas su enrayer la machine à fabriquer des inégalités, notre société se fragmente sous nos yeux.

Je veux le réaffirmer ici avec la plus grande force : la lutte contre les inégalités est au cœur de mon engagement politique. C’est le premier des combats pour les socialistes. C’est un défi pour la gauche.

dimanche, 03 septembre 2006

L'emploi et le handicap à La Rochelle

Par Nathalie BELLITY

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Dans le projet socialiste, il est  prévu que chaque loi ait son volet handicap. C’est à ce titre qu'on m’a demandé d’intervenir sur les politiques de l’emploi destinées aux personnes handicapées. 

Je suis intervenue en tant que membre de la commission nationale handicap à La Rochelle dans un atelier intitulé : « donnons les priorités à l’emploi ». En effet, en France l’insertion des travailleurs handicapés reste difficile car notre marché du travail est l’un des plus inégalitaires. Ce marché du travail est extrêmement excluant, que ce soit vis à vis des étrangers, des personnes handicapées, des jeunes ou des salariés âgés. Une personne handicapée sur quatre est au chômage alors qu’une loi invite les entreprises à atteindre 6% de travailleurs handicapés dans leurs effectifs. Aujourd’hui, nous sommes très loin de ce chiffre puisque la moyenne est de 4% et que 35% d’entreprises n’ont jamais recruté de personne handicapée. Garantir l’égalité suppose d’abord de lutter résolument contre les discriminations.

Vous êtes également invités à vous rendre sur le site de l'université d'été du PS pour lire le compte-rendu des ateliers de La Rochelle.  http://larochelle.parti-socialiste.fr/

J'en profite aussi pour vous laisser lire l'extrait de l'interview relatif à l'emploi des personnes handicapées après mon intervention dans l'atelier.

Nathalie Bellity, membre de la commission handicap du PS, estime que le handicap reste un thème trop peu abordé dans les discussions sur l’emploi. Pourtant, les personnes handicapées sont plus touchées que le reste de la population française. Interview.

Vous venez d’assister à un atelier consacré à l’emploi. Quels sont les éléments qui vous ont le plus marquée ?

Ce qui m’a beaucoup frappée c’est que peu de personnes se sont interrogées sur le handicap* au travail. C’est pourtant un point important. En effet, les questions portaient essentiellement sur le monde de l’entreprise et les différentes aides accordées aux salariés. Le sujet du handicap devrait donc être abordé davantage dans les débats liés à l’emploi.

En France, les handicapés trouvent-ils facilement du travail ?

Non, malheureusement 24% de personnes handicapées sont au chômage. Par rapport aux chiffres nationaux, la différence est énorme. Il existe donc une réelle discrimination. C’est pourquoi je crois que le Parti socialiste a un rôle très important à jouer sur cette question.

Certaines personnes handicapées sont-elles plus touchées par le chômage que d’autres ?
 
Les handicaps lourds constituent un frein plus important. En effet, aujourd’hui, il y a la règle du un pour un, instituée dans la nouvelle loi handicap de 2005*, c’est-à-dire que chaque personne vaut une unité*. Il est vrai, pourtant, qu’il y a des moyens d’arriver à un et demi, voire deux, concernant les handicaps plus lourds. Mais, aujourd’hui, avec cette loi, une personne avec un handicap lourd connaît plus de difficultés qu’une personne avec un handicap léger.

 Propos recueillis par Ariane Vincent et Fanny Costes

*Notion de handicap :
Un handicap constitue toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie de la société subie dans son environnement par une personne, en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou de plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou physiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant.

*La loi handicap de 2005, pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, adoptée par le Parlement le 11 février dernier et publiée au Journal Officiel le 12 février, a réformé la loi du 30 juin 1975 d’orientation en faveur des personnes handicapées.

* Le système des unités : Chaque bénéficiaire de la reconnaissance compte chacun pour une unité s’ils ont été présents six mois au moins au cours des douze derniers mois, quelle que soit la nature du contrat de travail ou sa durée, à l’exception de ceux sous contrat de travail temporaire, ou mis à disposition par une entreprise extérieure, qui sont pris en compte au prorata de leur temps de présence dans l’entreprise au cours des douze mois précédents. Cette mesure est censée aligner sur le même plan d’égalité tous les travailleurs handicapés face à l’emploi. Des exceptions sont cependant consenties, sous certaines conditions, pour les handicaps lourds.