mardi, 27 février 2007
Ségolène Royal à Clichy-sous-Bois
par BLOGMESTRE
Ségolène Royal a signé à Clichy-sous-Bois le contrat social et citoyen proposé aux candidats à la présidentielle par le collectif AC le feu, créée dans la foulée des violences urbaines de 2005.
Ce pacte, rédigé sur la base des doléances récoltées en 2006 dans 120 villes de France par le collectif AC le feu, né à Clichy-sous-Bois après les violences urbaines de novembre 2005, comporte 105 propositions concrètes sur neuf thèmes comme l'emploi, les discriminations, le logement, l'insécurité.
La candidate socialiste a laissé de côté une vingtaine de propositions qui lui ont semblé «irréalisables» ou dont la rédaction posait problème. Solidaire, volontaire, mais sans démagogie : telle est la candidate.
Accueillie chaleureusement aux cris de Ségolène présidente ! par les habitants du quartier, elle a déclaré : Vous faites partie intégrante de la nation. Elle a assuré que son grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires.
Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes, a-t-elle ajouté. J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelle France qui se lève. J'ai confiance en vos talents, vos générosités. Vous pouvez faire beaucoup pour la France.
Et pour conclure, Ségolène a affirmé : Il faut de l'espoir mais il n'y aura pas d'«assistanat» et de «tutelle». Il faut vous demander ce que vous vous pouvez faire. Je m'appuie sur votre énergie, c'est ça mon exercice du pouvoir.
20:20 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, présidentielles_2007, élections, 2007, parti socialiste, PS, banlieue
jeudi, 22 février 2007
12 propositions pour les banlieues
par BLOGMESTRE
L'Association des maires des villes et banlieue de France (AMVBF) a formulé 12 propositions dont rend compte L'Hebdo des socialistes. Le journaliste de l'Hebdo souligne que véritable coup de pied dans la fourmilière, son manifeste, rendu public le 6 février dernier, est une réponse à ceux qui n’ont pas pris la mesure des effets de l’abandon par l’État de la politique de la ville.
L'association regroupe des élus de banlieue, sensibilités diverses. Son président est Pierre Bourguignon, député-maire PS de Sotteville-lès-Rouen ; son premier vice-président est Pierre Cardo, député-maire UMP de Chanteloup-les-Vignes. Maurice Charrier, maire communiste de Vaulx-en-Velin y siège également, tout comme notre camarade François Pupponi (comme vice-président).
› l'article de l'Hebdo des socialistes
› le Manifeste du 6 février (format .doc, 20 pages)
› le site de l'AMVBF
11:20 Publié dans Actualité locale, Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ville, banlieue, Sarcelles, territoire, Pupponi
mercredi, 31 janvier 2007
Débat participatif : banlieue, entre espoirs et ségrégations
par BLOGMESTRE

Débat participatif
BANLIEUE :
entre espoirs et ségrégations
Jeudi 8 février 2007 à 21 h
Maison de quartier des Carreaux
4, rue Scribe
VILLIERS LE BEL
Grands témoins :
- Raymonde Le TEXIER, sénatrice, conseillère générale de Villiers-le-Bel
- Dominique LEFEBVRE, maire de Cergy
- Hussein MOKHTARI, conseiller général de Garges-lès-Gonesse
- Dominique STRAUSS KAHN, député du Val-d'Oise
- François PUPPONI, maire de Sarcelles, conseiller général de Sarcelles
- Didier VAILLANT, maire de Villiers le Bel
> Voir le trajet routier (depuis la gare RER de Sarcelles) sur Mappy.com.
> En transports en commun (depuis le même endroit) sur ratp.fr.
22:45 Publié dans Actualité locale, Vie du parti socialiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, Ségolène Royal, 2007, DSK, Pupponi, banlieue
mardi, 09 janvier 2007
La France d'en dessous (François Pupponi)
par BLOGMESTRE
Dans Charlie-Hebdo, jadis, ce serait apparu dans la rubrique spécial copinage. Mais, annoncer ici que notre ami François Pupponi, maire de Sarcelles, a publié La France d'en dessous — Banlieues : chroniques d'un aveuglement (éditions Privé, préface de Dominique Staruss-Kahn) ne relève pas (seulement) du copinage.
Maire de Sarcelles depuis onze ans après avoir été le premier adjoint de Dominique Strauss-Kahn, Sarcellois de naissance et socialiste de toujours, François Pupponi lance un cri d'alarme, exemples à l'appui, sur la situation de ce qu'on appelle par tic médiatique les banlieues (des banlieues dont serait curieusement exclues en un étonnant paradoxe des villes comme Neuilly ou Saint-Cloud...). Il procède à un constat sur les limites des politiques successives de la ville, sans omettre cependant leurs effets positifs. Il parle sans fard et sans détour des problèmes de logement ou d'insécurité en élu qui connaît bien sa commune. Une commune qui n'a pas été secouée par des émeutes en novembre 2005, avec un maire qui, à l'époque, a beaucoup tourné et très peu dormi.
Cet ouvrage se termine par des propositions et des annexes utiles au lecteur (l'ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs, les zones urbaines sensibles, les étapes de la politique de la ville depuis 1981). En 210 pages, c'est une véritable leçon de choses que François Pupponi nous offre. Dans la préface qu'il a écrite pour l'ouvrage, Dominique Strauss-Kahn, député de Sarcelles et président de la communauté d'agglomération Val-de-France, écrit :
Il est temps que chacun fasse de la politique urbaine une vraie priorité. Il faut pour cela avoir une vision claire et réaliste des choses. François Pupponi apporte à cet égard une contribution importante. Son livre relate la vie quotidienne d'un maire de banlieue confronté aux problèmes d'exclusion, de délinquance et de replis communautaires. Ce n'est pas la vie comme on voudrait qu'elle soit, ce n'est pas une image d'Épinal. C'est parfois rude et dérangeant, mais c'est la vraie vie.
Ah si ! Il y a bien un côté spécial copinage : samedi 14 janvier, à partir de 14 heures, François dédicacera son livre à la librairie des Flanades (espace culturel Leclerc).
23:00 Publié dans Actualité locale, Actualité nationale, Notes de lecture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarcelles, Pupponi, François Pupponi, banlieue, banlieues, Dominique Strauss-Kahn, DSK
dimanche, 29 octobre 2006
Violences urbaines : après l'affaire de Marseille
par BLOGMESTRE
L'affaire de Marseille est grave : à l'heure où ces lignes sont écrites, on ne sait pas si la victime survivra ; on sait en revanche que dans l'affirmative elle restera lourdement handicapée. L'imbécilité, la violence aveugle, l'idée stupide de vouloir faire comme on a vu faire les autres à la télé conduit au crime et, dans ce cas précis, à la barbarie. Il faut que justice soit rendue, sereinement mais fermement, fermement mais sereinement.
Mais il faut aussi que soit rappelé ici-même le découragement des habitants de banlieue qui ont vu disparaître la police de proximité (décision de M. Sarkozy) au profit d'opérations coups de poing menées par des CRS dont la mission première est le maintien de l'ordre, pas les actions de police préventive ou de police répressive ciblée (c'est encore une décision de M. Sarkozy).
Mais il faut aussi que soit rappelé ici le grand écart entre l'exigence forte de changements radicaux, massifs, profonds dans la politique de la ville — exigence qu'ont portée les habitants de banlieue et leurs élus (notamment, mais pas exclusivement les élus de gauche) — et ce qui s'est passé, ou plutôt ne s'est pas passé depuis un an.
Le kärcher sarkozyste s'avère au mieux inefficace, au pire provocateur ; l'insécurité et le sentiment d'insécurité n'ont pas régressé depuis 2002 en dépit d'efforts médiatiques constants ; les difficultés de logement, les inégalités, les exclusions et les discriminations n'ont pas disparu tant s'en faut.
Nous savons bien qu'il ne suffira pas de scander des Yaka et autres Y faut qu'on. Le chemin sera long et difficile (et, quelque dépit qu'en aient les socialistes, pas semé de pétales de roses). Mais la différence entre Sarkozy et nous, c'est une volonté — quand on dénonce le plus en plus la concentration des forces de police dans les « beaux quartiers » au détriment des autres.
C'est peut-être une affaire d'expérience personnelle. Prenez (presque) au hasard deux élus de banlieues candidats à la candidature (Si si ! officiellement, l'UMP n'a pas choisi : on en frémit d'angoisse). L'un est député-maire de Neuilly ; l'autre est élu de Sarcelles depuis quelque vingt ans. Pour savoir lequel serait plus compétent en matière de politique de la ville, chercher l'erreur. (Sur la politique économique aussi : le passage de Nicolas Sarkozy à Bercy n'a guère laissé de traces.)
Évidemment, tous les candidats à la candidature au sein du parti socialiste ne viennent pas de banlieue. Mais (même si la préférence sarcelloise est connue), tous sont portés par une réflexion commune, des engagements collectifs, une volonté de changer la vie concrètement. L'angélisme n'est pas de mise, mais permettre aux villes et aux quartiers de renouer avec l'espérance est la seule manière d'inverser le cours de la spirale de la violence. À l'évidence, Nicolas Sarkozy n'est pas qualifié pour emprunter ce chemin-là.
19:10 Publié dans Actualité nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, DSK, banlieue, quartiers, ville

