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mercredi, 17 décembre 2008

Parents, enseignants, élus : ensemble à Sarcelles

par BLOGMESTRE

Le conseil municipal à la rencontre des parents et des enseignants (Saint-Exupéry)Les parents et les enseignants de Sarcelles restent mobilisés contre les mauvais coups portés à l'école.

Le Conseil municipal a adopté un vœu sur la politique scolaire. Il y demande notamment le rétablissement des postes supprimés au budget, le maintien et le renforcement des réseaux d'aide aux élèves en difficulté (Rased) et la poursuite, via l'ANRU dont les financements doivent être abondés au niveau nécessaire, des reconstructions d'écoles ou groupes scolaires actuellement « gelés ».

Le Conseil municipal s'est ensuite transporté à l'école Saint-Exupéry occupée par les parents. Un débat s'est ouvert entre élus, parents et enseignants qui a permis de constater l'accord sur l'analyse et la nécessité de continuer à agir ensemble.

Comme dans d'autres domaines, la politique gouvernementale du « coup de force permanent ».

samedi, 13 décembre 2008

Renouvellement urbain : Didier ARNAL s'inquiète du désengagement de l'État

Dans un communiqué de presse, Didier Arnal, président socialiste du conseil général du Val-d'Oise, s'est inquiété du désengagement de l'État en matière de renouvellement urbain. « Présentée comme une priorité gouvernementale, la politique de rénovation urbaine paraît piétiner", constate Didier ARNAL, président du conseil général du Val-d’Oise, et à ce titre représentant des départements au sein de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

« Les retards accumulés dans les projets, l’augmentation conséquente des coûts, la lourdeur des procédures, la nécessité de multiplier les avenants aux conventions déjà signées conduisent à une impasse financière évaluée à plusieurs centaines de millions d’euros avec pour conséquence la remise en cause d’opérations dans plusieurs quartiers sensibles dans des villes aussi diverses que Grigny, Noisy le Grand, Sarcelles* ou Valence.

« Le risque de désengagement de l’ANRU, établissement public de l’État est particulièrement alarmant. Le Conseil général du Val d'Oise est d'autant plus inquiet que, comme beaucoup d'autres Départements, il est appelé à participer à ces financements et est directement concerné au titre de l’action sociale qu’il mène dans les quartiers.

« Au moment où la situation sociale se dégrade et où l’activité économique est en berne, ce recul de l’intervention publique est préoccupant. Il est pour le moins paradoxal que le Gouvernement, au moment où il annonce un plan de relance, n’utilise pas les outils à sa disposition en matière de construction. La finalisation des premières opérations engagées et l’accélération des programmes de l’ANRU seraient pourtant un bon moyen de soutenir le secteur des BTP tout en apportant des réponses concrètes aux élus, associations et habitants des quartiers en difficulté »
, conclut Didier Arnal.


* On sait qu'à Sarcelles, la mobilisation continue face à la remise en cause des programmes de reconstruction de plusieurs groupes scolaires. Le 20 novembre dernier, dans le cadre du mouvement touchant l'Éducation nationale, le député-maire de Sarcelles, François Pupponi, avait ainsi pris, en signe de protestation, un arrêté de fermeture administrative touchant les écoles concernées.

lundi, 01 décembre 2008

Villepin-Sarkozy : une histoire de courant ?

par BLOGMESTRE

On a beaucoup daubé sur le congrès socialiste de Reims (et, malheureusement, on n'a pas eu tort, même si l'horizon, contrairement à la météo du jour, se dégage¹). La manière dont, à droite, se règlent les comptes entre rivaux d'hier ne mérite pas moins d'attention. Point n'est besoin de remonter à la candidature de Balladur considérant Chirac comme dépassé. Il suffit d'évoquer l'affaire Clearstream (« Clair courant », mot à mot) qui a valu à Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac dont le gouvernement comprenait un certain Nicolas Sarkozy, d'être poursuivi pénalement dans un dossier où la partie civile est Nicolas Sarkozy, ancien ministre du gouvernement Villepin et actuel locataire de l'Élysée.

Dominique de Villepin a été interviewé par le Parisien. Le texte en a paru dans l'édition de ce jour avec le « chapô » suivant :

« Renvoyé en correctionnelle pour complicité de dénonciation calomnieuse, l’ancien Premier ministre réaffirme son innocence. Il met gravement en cause le président de la République, selon lui juge et partie dans cette affaire. »

L'ancien Premier ministre a notamment déclaré :

« Je ne veux pas personnaliser. Mon combat n’est pas un combat personnel, pas plus qu’un combat contre Nicolas Sarkozy. Mais il n’est pas acceptable qu’il puisse y avoir dans notre pays une telle confusion entre les intérêts privés d’une partie civile et la responsabilité publique du président de la République. Cette confusion est dommageable au bon fonctionnement de la justice. [...]

« Une justice sous influence ouvrirait la voie à une justice politique. Nicolas Sarkozy a toutes les manettes en mains : il est le maître de l’ensemble du processus judiciaire. Il est maître de la composition d’une juridiction alors même qu’il est partie civile dans le dossier ; il est maître du calendrier du procès, on parle de 2009 ou de 2010 ; il est maître de l’accès à l’information et il est chef des parquets. C’est impressionnant. La justice doit donc être en position de ne pas se laisser influencer. Il y a malheureusement des menaces lourdes qui continuent à peser sur son indépendance dans cette affaire. »

Et, comme on dit dans tous les bons feuilletons : ... À suivre !


À voir (attention, l'accès libre aux articles peut être limité dans le temps) :


¹ En Gironde, le socialiste François Deluga a été élu dimanche député en battant nettement (54%) le maire d'Arcachon, Yves Foulon. que Libé Bordeaux présente comme un ami intime de Sarkozy. Un an après les législatives, la députée UMP Marie-Hélène Des Esgaulx s'était fait élire au Sénat. La manipulation a déplu aux électeurs. Dès ce matin, sur son blog, Alain Juppé qualifiait de «sévère», la défaite de l'UMP. En un an, le vote UMP est passé de  40.852 à 23.054 votants dans cette circonscription. Pourtant, François Fillon était venu soutenir le candidat. À moins que...

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