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samedi, 13 décembre 2008

Renouvellement urbain : Didier ARNAL s'inquiète du désengagement de l'État

Dans un communiqué de presse, Didier Arnal, président socialiste du conseil général du Val-d'Oise, s'est inquiété du désengagement de l'État en matière de renouvellement urbain. « Présentée comme une priorité gouvernementale, la politique de rénovation urbaine paraît piétiner", constate Didier ARNAL, président du conseil général du Val-d’Oise, et à ce titre représentant des départements au sein de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

« Les retards accumulés dans les projets, l’augmentation conséquente des coûts, la lourdeur des procédures, la nécessité de multiplier les avenants aux conventions déjà signées conduisent à une impasse financière évaluée à plusieurs centaines de millions d’euros avec pour conséquence la remise en cause d’opérations dans plusieurs quartiers sensibles dans des villes aussi diverses que Grigny, Noisy le Grand, Sarcelles* ou Valence.

« Le risque de désengagement de l’ANRU, établissement public de l’État est particulièrement alarmant. Le Conseil général du Val d'Oise est d'autant plus inquiet que, comme beaucoup d'autres Départements, il est appelé à participer à ces financements et est directement concerné au titre de l’action sociale qu’il mène dans les quartiers.

« Au moment où la situation sociale se dégrade et où l’activité économique est en berne, ce recul de l’intervention publique est préoccupant. Il est pour le moins paradoxal que le Gouvernement, au moment où il annonce un plan de relance, n’utilise pas les outils à sa disposition en matière de construction. La finalisation des premières opérations engagées et l’accélération des programmes de l’ANRU seraient pourtant un bon moyen de soutenir le secteur des BTP tout en apportant des réponses concrètes aux élus, associations et habitants des quartiers en difficulté »
, conclut Didier Arnal.


* On sait qu'à Sarcelles, la mobilisation continue face à la remise en cause des programmes de reconstruction de plusieurs groupes scolaires. Le 20 novembre dernier, dans le cadre du mouvement touchant l'Éducation nationale, le député-maire de Sarcelles, François Pupponi, avait ainsi pris, en signe de protestation, un arrêté de fermeture administrative touchant les écoles concernées.

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