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jeudi, 25 octobre 2007

Candidatures socialistes : vote ce soir

par BLOGMESTRE

Les militants sarcellois votent ce soir pour choisir le «premier des socialistes» pour les municipales (au local, place de France). Deux candidatures ont été enregistrées et défendues en réunion de section : François Pupponi et Didier Arnal. C'est aux adhérents du parti qu'il revient, démocratiquement, de trancher.

Les socialistes de la 8e circonscription (une partie de Sarcelles, Garges, Arnouville, Villiers-le-Bel) doivent également désigner le candidat appelé à défendre nos couleurs sur le siège laissé vacant par Dominique Strauss-Kahn. Un seul «ticket» a été enregistré : François Pupponi, candidat titulaire ; Hussein Mokhtari (de Garges-lès-Gonesse), candidat suppléant.

27 octobre 2007 

François Pupponi a été désigné à une très large majorité « premier des socialistes » pour les municipales à Sarcelles. Sa candidature (avec Hussein Mokhtari en suppléant) a également été confirmée par les adhérents pour la législative partielle. 

L'hebdo des socialistes en ligne

L'hebdo des socialistes est en ligne :
http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/10/24/

Au sommaire de L’hebdo cette semaine :

L’édito

Actualités France

  • Régimes de retraite : une mobilisation record

Actualités Internationales

  • Pakistan : les défis qui attendent Benazir Bhutto

Dossier : Quand l’État trahuit sa parole

Rénovation du PS

  • Inventeur d’avenir : le making off du premier épisode

Lettre ouverte aux socialistes :

  • par Patrick Savidan

Histoire

  • Fiscalité locale : de la gabelle à la dotation globale

L’invité

Courriers de la rénovation

L’hebdo en ligne

mardi, 23 octobre 2007

Désastreux projet de budget 2008

par BLOGMESTRE

Laurent Fabius, au nom du groupe socialiste, est intervenu le 17 octobre à l'Assemblée nationale pour dénoncer le projet de budget 2008.  Il a interrogé la majorité sur l'existence d'un projet de budget caché, projet d'austérité qui ne serait dévoilé qu'après les élections municipales :

Derrière votre budget en lui-même contestable, nous pensons qu’il y a un budget masqué d’hyper-austérité. Je veux donc poser au gouvernement deux questions simples. Oui ou non, y aura-t-il après les élections municipales et cantonales une loi de finance rectificative ? Si vous répondez non, nous en prendrons acte, mais il faudra tenir vos engagements. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela voudra dire que les positions de notre groupe anticipant un collectif budgétaire d’austérité sont fondées.

Seconde question précise : y aura-t-il oui ou non une augmentation de la TVA, quelle qu’en soit le nom, de la CSG, de la CRDS ou assimilé ? Si vous répondez non, il faudra expliquer comment vous pouvez financer vos déficits budgétaires et sociaux. Si vous répondez oui ou ne répondez pas, cela veut dire que nos arguments sont fondés.

J’ai cité Edgar Faure en commençant ; j’y reviens pour finir. Si nous sommes opposés à votre budget affiché et masqué, c’est parce que malheureusement pour la France et les Français vos projets affichés ou cachés comportent le maximum de risques et le minimum de chances.

Dans le débat général sur le budget, Patrick Roy, député socialiste du Nord rappelait ceci :

Ce budget est bien un budget de continuité, il est le sixième présenté par des ministres de cette majorité, qui font le constat d’un triple déficit, voire d’une faillite. Ce budget persiste dans l’erreur, plombé qu’il est par les dispositions de la loi TEPA et par les 15 milliards d’euros de cadeaux. À ce sujet, j’ai été étonné, Madame la ministre, de ne pas vous entendre répondre à la question de M. Bataille, qui relevait qu’une centaine de contribuables dans le Nord-Pas-de-Calais avait reçu des chèques d’un montant moyen de 100 000 euros. C’est exorbitant ! La loi TEPA donne très peu à ceux qui consomment et beaucoup à ceux qui épargnent.

Quel intérêt les chômeurs et les signataires de contrats aidés – d’ailleurs en baisse – trouveront-ils dans ce budget ? Nous sommes pourtant de nombreux élus à rencontrer quotidiennement des gens qui ne demandent qu’à travailler ! D’autre part, vous savez bien que ce ne sont jamais les salariés qui décident de faire des heures supplémentaires, mais toujours les patrons ! 

 

Le groupe socialiste a également élaboré deux documents à propos du budget : lisez-les et diffusez-les !

mercredi, 10 octobre 2007

Les masques tombent

par BLOGMESTRE

Les grands violons de l'ouverture devaient endormir le bon peuple : ils deviennent grinçants. Les couleuvres s'accumulent. D'aucuns semblent les trouver à leur goût. D'autres réagissent de façon virulente. Difficile d'accorder les propos de Fadela Amara à ceux d'Hortefeux (que l'ADN n'émeut guère) ou de Devedjian, qui a fait ses débuts à l'extrême-droite et dont la brutalité, la dureté des propos laisse à penser que le modèle de la pédagogie de la barre fer a laissé des traces (à moins que cette brutalité ne soit due à un dépit quasi-amoureux, celui de constater que l'ouverture présidentielle n'est pas allée suffisamment jusqu'aux sarkozystes). Et l'on voit bien que la façon dont l'affaire se règle («Embrassons-nous, Folleville !») relèvent chez certains de la cuisine bourrative (celle qui consiste à devoir avaler son chapeau). Consolation : ça donne au moins une occupation au Premier ministre qui n'a plus de Fillon à tracer, puisque le chef de l'État assume tous les boulots.

Tout était dans les annonces : virer Fadela Amara pour cause de non-solidarité gouvernementale (comme on réforma Jean-Jacques Servan-Schreiber en 1974, ministre depuis quinze jours mais à l'hostilité déclarée aux essais nucléaires) aurait cassé la belle image du président-qui-réforme-en-faisant-appel-à-la-diversité. Martin Hirsch avait été moins voyant, mais tout aussi ferme en son propos, relativement aux propositions d'exclusion des SDF «illégaux» des hébergements d'urgence. Les lois préparées par les cabinets ministériels (et plus encore depuis l'Élysée : faut-il encore s'occuper de Matignon?) sont déjà raides, mais l'Assemblée compte quelques ultras, lointains héritiers des élus censitaires de la Chambre introuvable de 1815. Ces braves gens en rajoutent. La Chambre introuvable, à force d'excès, fut dissoute dès 1816 par Louis XVIII. Évidemment, le souvenir s'en est estompé, et l'envie aussi, depuis cette dissolution-surprise de 1997 dont Villepin (quasiment un opposant de choc aujourd'hui !) assume la paternité.

Si Marx revenait de nos jours, il dirait peut-être qu'à présent les médias sont l'opium du peuple. Entre les photos et les commentaires abusifs (Pourquoi Nicolas Sarkozy court à pied sans tricher comme Marion Jones), on va finir pas se lasser. Enfin, quand je dis on, je parle des gens en général, bien sûr. Car l'accumulation d'annonces va finir par fatiguer. On va réclamer des étapes, des traces, des preuves de réalisation ou, du moins, de mise en œuvre. Or, si les annonces sont toujours agréables, bien enveloppées, avec un joli ruban (Sarkozy n'exclut pas le ruban rose du moins que c'est lui qui a défini le contenu du paquet), leur concrétisation est parfois plus complexe et, sur la plage du pouvoir d'achat par les heures supplémentaires détaxées, on verra bientôt le marché des illusions et la réalité de cadeaux fiscaux pour les privilégiés : dorure verbale, mais plombage des finances publiques, préparation des franchises en matière de sécurité sociale et, pourquoi pas, retour de la TVA sociale !

L'essoufflement guette ; impossible de réaliser un marathon en faisant des cent-mètres successifs : la course de vitesse n'a pas le même rythme que la course de fond. Pour l'instant, le président hyperactif court en tête quand la gauche (on le regrette) en est à lacer ses chaussures voire à chercher ses crampons. Mais nous avons quand même bien en tête, chez les militants socialistes notamment, de nous préparer mentalement à la course de fond.

À droite, les masques tombent ou vont tomber : à la gauche de relever la tête, sans la tourner vers l'arrière... sauf à se heurter au premier obstacle... du futur. C'est la différence entre la logique Besancenot (le retour nostalgico-romantique vers la radicalité romantique, sur la base, chère à Pierre Dac, du contre tout ce qui est pour, pour tout ce qui est contre), et la possibilité de changer réellement les choses, de peser sur le cours du monde que nous pouvons représenter. 

mardi, 09 octobre 2007

DSK : de Sarcelles au FMI

Article Le Parisien le 9 octobre 2007 

DÉSORMAIS, il va falloir continuer sans toi. C'est un déchirement après vingt ans de vie politique où tu m'as tout appris, tout permis », lançait hier vers 20 heures François Pupponi, maire PS de la ville, à son mentor Dominique Strauss-Kahn, venu faire ses adieux aux Sarcellois, salle Malraux. Accompagné de son épouse, Anne Sinclair, tout de rouge vêtue, DSK semblait, lui, à la fois ému et ravi de voir une dernière fois « ses amis », plus de 300 invités, habitants, personnels municipaux, personnalités et élus, avant son départ pour Washington, vraisemblablement fixé dans une dizaine de jours.

D'un ton grave, il explique : « J'ai choisi d'entrer au FMI pour porter haut les couleurs de la France et de Sarcelles. Mon choix, pendant vingt ans de mandats électifs, a toujours été de me mettre au service des femmes et des hommes qui m'ont choisi. A tous ceux qui ont habité ou vivent à Sarcelles et dans la communauté d'agglomération Val de France, j'ai consacré le meilleur de mon énergie. »

« Je veux que la transmission de pouvoir soit la plus douce possible », rappelle DSK, évoquant avec beaucoup d'humour l'héritage politique qu'il laisse dans l'est du Val-d'Oise : « Je veux que François Pupponi me succède à l'Assemblée nationale avec pour suppléant Hussein Moktari : François fait plus de choses que moi à Sarcelles depuis longtemps. Et à l'agglomération, Didier Vaillant, qui effectuait déjà 99 % du travail, n'aura pas de mal à accomplir les 1 % restants ! Je vais voir si tout se passe dans l'ordre, dans la camaraderie. »

Dans les rangs, une personne âgée sanglote pendant tout le discours. « Ne soyez pas tristes, enjoint-il à ses invités. Mes racines restent mes racines, ne croyez pas que vous serez débarrassés ! Comme j'aime voir terminées les réalisations que j'ai lancées, je reviendrai pour en inaugurer quelques-unes. D'ailleurs, je m'éloigne juste le temps de me faire désirer un peu, sourit-il. Peut-être me reverrez-vous après... » Le public veut profiter jusqu'au bout de la présence du nouveau président du FMI.

Pendant le vin d'honneur, tandis que retentit à point nommé « l'Amérique » de Joe Dassin, il est assailli de toutes parts : téléphone mobile ou caméra en main, tout le monde veut sa photo souvenir avec Anne et Dominique.

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