samedi, 11 avril 2009

Contre le paquet fiscal

Le PS lance une grande pétition pour demander le retrait du paquet fiscal. Cette mesure de l’UMP accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés. Elle coûte 15 milliards d’euros par an à l'Etat qui pourraient être utilisés à la lutte contre la crise et à l'amélioration du quotidien des Français.

En 2008, le bouclier fiscal a permis à 834 contribuables parmi les plus riches de recevoir un chèque de l'Etat de 368 000 euros !

Nous avons besoin aujourd’hui du soutien de chacun pour parvenir à l’abrogation de cette mesure injuste.


Comment agir en 3 minutes ?

  1. Signez la pétition sur le site ;
  2. Transférez cette information à cinq amis qui ne l’ont pas encore signé ;
  3. Téléchargez le tract.

mercredi, 18 mars 2009

Service minimum d'accueil : Sarcelles déférée au tribunal administratif

par BLOGMESTRE

Lundi 16 mars, une douzaine de communes de gauche du Val-d'Oise étaient déférées en urgence (référé) par le préfet au tribunal administratif de Cergy. Motif ? Ces mauvais élèves du professeur Darcos contestent le service minimum d'accueil à la fois au plan du principe et au niveau de l'application. Dans le débat, la préfecture demandait, pour l'établissement de listes de personnes susceptibles d'encadrer les enfants d'aller jusqu'à faire appel aux résidents des maisons de retraite !

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À l'issue de l'audience, les élus
sur le parvis du tribunal.
On reconnaît notamment Youri Mazou-Sacko,
Jean-Pierre Blazy (Gonesse),
François Pupponi et Annie Péronnet.

L'argumentation développée par les maires et leurs avocats était cohérente :

  • injustice d'une loi qui conduit les communes à se substituer à un dysfonctionnement des services de l'État,
  • risque de confier des enfants à n'importe qui, avec tous les risques possibles (violences, risque de passage à l'acte pour des personnes à tendance pédophile, défauts graves de surveillance ou d'encadrement de la part de non-professionnels),
  • impossibilité de réquisitionner autoritairement les personnels municipaux (qui peuvent eux-mêmes être grévistes).

Le tribunal a pourtant ordonné aux communes de prendre toutes mesures utiles (comme le demandait le préfet... qui ne les avait pas précisées). La ville de Sarcelles appliquera la décision de justice... en établissant une liste qui ne garantira en rien la capacité réelle d'accueillir dans le cadre du service minimum d'accueil. Car subsistent les vices inhérents d'une loi dont l'abrogation reste une absolue nécessité.

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Les maires du Val-d'Oise poursuivis
étaient très souvent accompagnés.
La délégation sarcelloise, représentative
de la majorité municipale, était nombreuse.

mardi, 17 février 2009

Mouvements sociaux Outre-Mer : la situation jugée extrêmement grave par les socialistes

Depuis plus d'un mois, un mouvement social d'une rare ampleur touche la Guadeloupe. Un mouvement qui s'étend progressivement à toutes les Antilles et à la Réunion. Alors que le gouvernement piétine pour satisfaire les garanties légitimes des dom-tom en matière de pouvoir d'achat, deux délégations socialistes se sont rendues le week-end dernier aux Antilles et à la Réunion pour rencontrer toutes les forces vives de ces territoires.

lundi, 02 février 2009

Crise : les propositions des socialistes en bref


Alors que notre pays traverse la crise la plus profonde depuis la Seconde guerre mondiale, Nicolas Sarkozy parle beaucoup mais ne propose aucune mesure efficace. Pendant ce temps-là, la France s’enfonce dans la crise. Le chômage explose et le pouvoir d’achat recule.

Pourtant la France possède des atouts mais notre économie a besoin d’un véritable sursaut pour rebondir.


POUR VOUS, CONTRE LACRISE,
LES SOCIALISTES PROPOSENT :

  • de relancer le pouvoir d’achat et la consommation.
    • Tout de suite :
      • une aide de 500 euros pour 13 millions de personnes bénéficiaires de la Prime pour l’emploi et des minima sociaux ;
      • une baisse de 1 % du taux de la TVA pour faire baisser les prix ;
      • une hausse de 3 % du SMIC et la fin des exonérations de cotisations sociales dans les entreprises qui ne concluent pas d’accord sur les salaires ;
      • la revalorisation immédiate des allocations logement de 10 %.
  • de protéger les salariés et de relancer l’investissement
    • d’abord protéger les salariés fragilisés par lacrise :
      • en décourageant les licenciements boursiers ;
      • en obligeant à reclasser dans l’emploi les salariés licenciés et en réindustrialisant les sites abandonnés ;
      • en augmentant la durée et l’indemnisation du chômage.
    • ensuite soutenir l’investissement par :
      • la construction de 300 000 logements sociaux ;
      • un plan de modernisation de l’hôpital ;
      • la création d’un fonds de soutien aux PME pour l’automobile.

FACE À LA CRISE,
il est vraiment URGENT
’AGIR AVEC LES SOCIALISTES !

Agir vraiment contre la crise !

par BLOGMESTRE

www.agirvraimentcontrelacrise.fr
Tout savoir
sur le plan de relance des socialistes


Le plan en détail, sous toutes ses formes, texte et vidéo

  • le plan de relance proposé par les socialistes :
  • bientôt : le « Journal de bord », point régulier, tout au long de l’opération, de l’état d’avancement des 1000 initiatives… ;
  • très vite, une carte des initiatives ayant (bientôt ou déjà eu) lieu partout en France…

Rendez-vous sur www.agirvraimentcontrelacrise.fr !


Les insuffisances du plan Sarkozy analysées par Guillaume Duval, rédacteur en chef du magazine Alternatives économiques.

Présentation du plan de relance des socialistes
par Martine Aubry, première secrétaire du parti socialiste.



 



samedi, 13 décembre 2008

Renouvellement urbain : Didier ARNAL s'inquiète du désengagement de l'État

Dans un communiqué de presse, Didier Arnal, président socialiste du conseil général du Val-d'Oise, s'est inquiété du désengagement de l'État en matière de renouvellement urbain. « Présentée comme une priorité gouvernementale, la politique de rénovation urbaine paraît piétiner", constate Didier ARNAL, président du conseil général du Val-d’Oise, et à ce titre représentant des départements au sein de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

« Les retards accumulés dans les projets, l’augmentation conséquente des coûts, la lourdeur des procédures, la nécessité de multiplier les avenants aux conventions déjà signées conduisent à une impasse financière évaluée à plusieurs centaines de millions d’euros avec pour conséquence la remise en cause d’opérations dans plusieurs quartiers sensibles dans des villes aussi diverses que Grigny, Noisy le Grand, Sarcelles* ou Valence.

« Le risque de désengagement de l’ANRU, établissement public de l’État est particulièrement alarmant. Le Conseil général du Val d'Oise est d'autant plus inquiet que, comme beaucoup d'autres Départements, il est appelé à participer à ces financements et est directement concerné au titre de l’action sociale qu’il mène dans les quartiers.

« Au moment où la situation sociale se dégrade et où l’activité économique est en berne, ce recul de l’intervention publique est préoccupant. Il est pour le moins paradoxal que le Gouvernement, au moment où il annonce un plan de relance, n’utilise pas les outils à sa disposition en matière de construction. La finalisation des premières opérations engagées et l’accélération des programmes de l’ANRU seraient pourtant un bon moyen de soutenir le secteur des BTP tout en apportant des réponses concrètes aux élus, associations et habitants des quartiers en difficulté »
, conclut Didier Arnal.


* On sait qu'à Sarcelles, la mobilisation continue face à la remise en cause des programmes de reconstruction de plusieurs groupes scolaires. Le 20 novembre dernier, dans le cadre du mouvement touchant l'Éducation nationale, le député-maire de Sarcelles, François Pupponi, avait ainsi pris, en signe de protestation, un arrêté de fermeture administrative touchant les écoles concernées.

lundi, 01 décembre 2008

Villepin-Sarkozy : une histoire de courant ?

par BLOGMESTRE

On a beaucoup daubé sur le congrès socialiste de Reims (et, malheureusement, on n'a pas eu tort, même si l'horizon, contrairement à la météo du jour, se dégage¹). La manière dont, à droite, se règlent les comptes entre rivaux d'hier ne mérite pas moins d'attention. Point n'est besoin de remonter à la candidature de Balladur considérant Chirac comme dépassé. Il suffit d'évoquer l'affaire Clearstream (« Clair courant », mot à mot) qui a valu à Dominique de Villepin, ancien Premier ministre de Jacques Chirac dont le gouvernement comprenait un certain Nicolas Sarkozy, d'être poursuivi pénalement dans un dossier où la partie civile est Nicolas Sarkozy, ancien ministre du gouvernement Villepin et actuel locataire de l'Élysée.

Dominique de Villepin a été interviewé par le Parisien. Le texte en a paru dans l'édition de ce jour avec le « chapô » suivant :

« Renvoyé en correctionnelle pour complicité de dénonciation calomnieuse, l’ancien Premier ministre réaffirme son innocence. Il met gravement en cause le président de la République, selon lui juge et partie dans cette affaire. »

L'ancien Premier ministre a notamment déclaré :

« Je ne veux pas personnaliser. Mon combat n’est pas un combat personnel, pas plus qu’un combat contre Nicolas Sarkozy. Mais il n’est pas acceptable qu’il puisse y avoir dans notre pays une telle confusion entre les intérêts privés d’une partie civile et la responsabilité publique du président de la République. Cette confusion est dommageable au bon fonctionnement de la justice. [...]

« Une justice sous influence ouvrirait la voie à une justice politique. Nicolas Sarkozy a toutes les manettes en mains : il est le maître de l’ensemble du processus judiciaire. Il est maître de la composition d’une juridiction alors même qu’il est partie civile dans le dossier ; il est maître du calendrier du procès, on parle de 2009 ou de 2010 ; il est maître de l’accès à l’information et il est chef des parquets. C’est impressionnant. La justice doit donc être en position de ne pas se laisser influencer. Il y a malheureusement des menaces lourdes qui continuent à peser sur son indépendance dans cette affaire. »

Et, comme on dit dans tous les bons feuilletons : ... À suivre !


À voir (attention, l'accès libre aux articles peut être limité dans le temps) :


¹ En Gironde, le socialiste François Deluga a été élu dimanche député en battant nettement (54%) le maire d'Arcachon, Yves Foulon. que Libé Bordeaux présente comme un ami intime de Sarkozy. Un an après les législatives, la députée UMP Marie-Hélène Des Esgaulx s'était fait élire au Sénat. La manipulation a déplu aux électeurs. Dès ce matin, sur son blog, Alain Juppé qualifiait de «sévère», la défaite de l'UMP. En un an, le vote UMP est passé de  40.852 à 23.054 votants dans cette circonscription. Pourtant, François Fillon était venu soutenir le candidat. À moins que...

dimanche, 30 novembre 2008

Xavier Darcos : courage, fuyons !

par BLOGMESTRE

z_Darcos.pngFace aux caméras, le ministre de l'Éducation nationale joue volontiers les hommes déterminés, résolus à avancer parce qu'ils détiennent la vérité, non sans témoigner d'ailleurs un dédain évident — pour ne pas parler de mépris —, face à leurs contradicteurs. En deux occasions très récentes, Xavier Darcos vient pourtant de démontrer les limites de la posture qui est la sienne. Visitant vendredi 28 novembre le salon de l'éducation, porte de Versailles, il a très soigneusement évité le secteur où les organisations syndicales voisinaient avec les associations d'éducation populaire victimes de coupes claires budgétaires incompréhensibles en raison de leur rôle essentiel dans le maintien du tissu social et de leurs actions en direction des publics les plus fragiles.

C'est porte de Versailles également que se tenait le congrès des maires de France. Xavier Darcos devait s'y exprimer le 26 novembre. Une rencontre européenne impromptue (un pur fruit du hasard, on vous l'assure !) avait empêché le ministre de parler devant les maires. C'est donc le recteur de Créteil, M. Blanquer, qui essuya les huées à sa place (pourtant, on ne sache pas que les maires soient de dangereux exaltés). En cause, un service minimum d'accueil (SMA) inapplicable comme on l'a constaté à Sarcelles ou ailleurs. On se souvient d'ailleurs de cette aimable parole de Xavier Darcos aux maires, y compris UMP, qui s'en inquiétaient : « Débrouillez-vous »*. Les huées ont également accompagné le discours du Premier ministre sur ce même thème.

Il a fallu que le président de la République s'en mêle, en constatant que la loi posait des problèmes d'application. On le savait pourtant depuis le débat de juillet. Le compte rendu officiel des débats à l'Assemblée nationale fait notamment état de cette intervention d'un député du Val-d'Oise bien connu à Sarcelles et dans les environs :

« M. François Pupponi. Je ne vois vraiment pas comment faire pour mettre en œuvre cette mesure ; elle est purement et simplement inapplicable ! Êtes-vous conscients qu’avec cette disposition, vous allez obliger les maires à être hors la loi ? (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.) »**

Au passage, on notera la délicatesse du ministre qui vient en grande pompe visiter le collège de Goussainville,au fonctionnement entièrement numérique (un cas unique en France), comme si c'était de son fait alors que le financement vient du département***.

Jusqu'à présent, Xavier Darcos (auquel sont prêtées parfois des ambitions matignonesques) se voulait le meilleur élève de la classe de M. Sarkozy. Les résultats sont en baisse. Reste une méthode fondée sur l'arrogance... et un ministre qui assume parfaitement les dizaines de milliers de suppressions d'emplois d'enseignants depuis son entrée au gouvernement et celle qui sont à venir dans le cadre des projections budgetaires triennales pour 2009 à 2011.

Une politique de régression que le parti socialiste condamne et entend bien, combattre, à Sarcelles comme ailleurs, avec tous les acteurs de la communauté éducative.


* Est-ce une marque de dépit de la part de celui dont les électeurs de Périgueux n'ont plus voulu comme premier magistrat ?

** Voir le compte rendu officiel :
http://minilien.com/?8BR0boRBCp.
(Sur la page, faire ensuite une recherche avec CTRL-F sur «Pupponi» pour arriver directement à son intervention.)

*** Voir la réaction de Didier Arnal, président du conseil général du Val-d'Oise.

mardi, 25 novembre 2008

Martine Aubry élue Première secrétaire

Aubry.pngMartine Aubry a été élue Première secrétaire du Parti socialiste, à l'issue du Conseil national du 25 novembre. Selon le rapport de la commission de récolement approuvé par 159 voix (76 contre et 2 abstentions) Martine Aubry a obtenu 67 451 voix et Ségolène Royal 67 349 voix.

Ecouter le rapport de Kader Arif sur les résultats issus de la commission de récolement :

Avant la réunion de la commission de récolement des votes, Martine Aubry avait publié ce communiqué :

« À quelques heures de la validation des résultats tels qu’ils auront été constatés par le commission de notre parti, je souhaite très solennellement dire que quel que soit ce résultat, je l’accepterai.
Dans tous les cas, je travaillerai au rassemblement de tous les socialistes, quelle que soit leur sensibilité. »

... Pendant ce temps-là, DSK travaille.

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par BLOGMESTRE

Manifestement, à Paris (et ailleurs), la machine à démoraliser les militants est à l'action. Son moteur est joyeusement alimenté en énergies au détriment de toute écologie politique bien comprise (qui conduirait à rechercher une solution politique pour rebondir en s'attaquant aux seules réelles nuisances qui soient : celles qui résultent de la politique de Sarkozy).

Nous éviterons pour notre part toute polémique en cette période. (Et si à droite d'aucuns font mine de pleurer sur l'état du parti socialiste, nous leur ferons observer que l'époque des grandes amours Chirac-Balladur dans la période qui a précédé la présidentielle de 1995 n'avait pas même atteint ce summum qui conduit aujourd'hui à constater, sans remettre en cause la présomption d'innocence, qu'un ancien Premier ministre appartenant à la majorité est mis en examen dans l'affaire où l'actuel président de la République est partie civile : le dossier Clearstream.)

Vu de Washington (vu de Sirius, l'impression doit être la même), on se demande ce qu'en pense Dominique, mais on ne le lui demandera pas pour deux raisons. La première, c'est qu'il est astreint à une obligation de réserve dans le cadre de ses fonctions de directeur général du FMI. La seconde, c'est qu'étant directeur général du FMI, il a quelques priorités qui sont évidemment secondaires :
  • le traitement de la crise financière mondiale dont les premiers effets se sont fait sentir dans l'économie réelle,
  • le maintien d'un financement international solidaire pour éviter à la fois une crise alimentaire majeure dans les pays les moins avancées et le gel des financements indispensables à leur développement
  • la mise en place d'une régulation effective et efficace de la sphère financière dont le FMI pourrait être logiquement le pivot (on sait qu'il est soutenu plus fortement dans cette idée par l'Europe que par la présidence Bush),
  • la question de l'opacité des paradis fiscaux.
Pendant que nous avons la triste impression, ici, de revivre les sordides décomptes du dépouillement  en Floride, Dominique Strauss-Kahn travaille dans le respect des principes internationalistes du socialisme, si l'on y songe bien, bien loin de la guerre picrocholine qui occupe d'aucuns.

Continue à travailler, Dominique ! Accomplis ta mission. À Sarcelles, malgré les coupes budgétaires dont sont victimes les banlieues (nous pensons notamment au gel des crédits ANRU, la montée de la désespérance sociale, les difficultés économiques qui frappent d'abord les plus fragiles d'entre nous, nous ne t'oublions pas et nous comptons sur toi. Là où tu es, mais aussi plus tard. Le parti socialiste, la France, l'Europe ont et auront besoin de ta hauteur de vues.

Prendre de la hauteur, c'est bien ce qui importe aujourd'hui et qu'une grande majorité de militants demandent, quel qu'aient été leurs votes internes dans la période récente.

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